Connexion Inscription

Fiche livre

EAN : 9782700236729 · Données disponibles
Couverture
Couverture
Rageot Parution : 13-03-2009 153 pages
image_key: 978/27/00/9782700236729_dfda687007266556
Informations
Vive la 5e ! 3 - La fête de fin d'année
Ségolène Valente
Dernière mise à jour : 15/03/2026
0%
Fiche complétée
Éditeur
Rageot
Collection
Rageot poche
Série
Vive la 5e !
Numéro de série
Format
Présentation
Parution
13-03-2009
Pages
153
Poids
158
Largeur
Hauteur
Épaisseur
Classification
Littérature & Essais littéraires > Romans > Vive la 5e !, 3, La fête de fin d'année
Sélectionnez une catégorie jusqu’au niveau le plus précis disponible.
Image key
978/27/00/9782700236729_dfda687007266556
e9782700236729_cover.jpge9782700236729_i0001.jpg SOMMAIRE Une petite beauté Cooool camouille Tournez manège ! Bisou baveux Dans le décor Fixation sur les félicitations Les vedettes en répèt Déshabillez-moi Carton à la générale L'interview du siècle Les fleurs du crooner Le trac attaque Demandez le programme Nono pour vous ce soir Caméra baladeuse Un show très chaud La palme d'or du crétin Les fêlés de la fête Les coulisses de l'histoire Sortie des artistes Illustrations : Isabelle Maroger. 978-2-700-23672-9 ISSN 1772-5771 © RAGEOT-ÉDITEUR–Paris, 2009. Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés pour tous pays. Loi n° 49-956 du 16-07-1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Du même auteur, dans la même collection : Vive la 6e ! Ma première boum Rendez-vous à la patinoire Avertissement de conduite Un cœur en vacances Vive la 5e ! Un jeudi à la mer Le voyage en Angleterre Une petite beauté On entamait notre cinquième tour de cour quand soudain ma copine Malika s'est arrêtée. Elle a détaché tranquillement sa pince à cheveux et elle a soupiré : – Attends dix secondes, je me refais une petite beauté. – Maintenant ? Qu'est-ce qu'elle s'imaginait ? Qu'une dizaine de paparazzi se bousculaient aux grilles du collège pour la photographier ? Déjà du rose à lèvres et un débardeur à dentelles, ce n'était pas indispensable pour quarante minutes d'endurance. J'ai jeté un coup d'œil vers le prof de gym. Il était capable de nous faire recommencer à zéro pour une petite pause de rien du tout. La pince coincée entre les dents, Malika a lancé : – Pas de chouchis, il ch'occupe pas de nous. En effet, le prof avait les yeux rivés sur son nouveau chronomètre multifonctions. Malika a enroulé soigneusement ses cheveux au sommet de sa tête, elle a frotté ses lèvres l'une contre l'autre pour étaler le rose qui lui restait sur la bouche et elle a soufflé : – Pause pipi ? J'étais certaine qu'elle n'avait pas plus envie de faire pipi que moi. Je me suis exclamée : – Allez, courage ! On est presque à la moitié ! – On n'est qu'à la moitié, nuance, m'a-t-elle interrompue en fixant la pince sur son crâne. – C'est ce que je viens de te dire, il ne reste plus que la moitié à courir... – Non, il reste ENCORE la moitié. Malika a toujours le dernier mot. Je n'ai pas insisté. Elle a libéré quelques mèches de cheveux près de ses tempes. – Ça y est ? ai-je demandé. – Ça y est pas. – Ça y sera quand ? Elle a rigolé en secouant ses mèches : – Quand les chronos auront des dents ! Puis elle a défait une tennis pour enlever un caillou invisible et elle a replié le bas de son jogging en expliquant : – J'ai les mollets qui gonflent. Pas les chevilles, hein ! Les mollets ! J'ai essayé de rester zen, l'œil rivé sur le prof de gym accroché à son chrono.e9782700236729_i0002.jpg Enfin, Malika a accepté de redémarrer. Quarante minutes d'endurance, ça se joue dans la tête, pas dans les mollets. Il suffit de laisser son esprit délirer sur les événements de sa vie. Par exemple, le spectacle de fin d'année, l'arrivée des correspondants allemands. La scène du Médecin malgré lui qu'on a prévue de jouer avec Malika et qui sera un vrai succès. Rémy époustouflé par mes performances d'actrice... Alors on oublie tout : les pieds qui chauffent, les mollets qui tombent en ruine, les cuisses qui réclament à chaque banc de s'asseoir, le cœur à toute vapeur prêt à déborder de la cage thoracique en ébullition et les questions de mademoiselle Malika sur son look de face, de dos et de profil. – Sport et beauté, c'est possible ! clame-t-elle sans arrêt. Moi je ne trouve pas que ce soit très glamour de courir dans la cour du collège un mardi de juin sous un soleil qui vous suit comme un projecteur de cinéma. Mais le pire, c'est de passer devant la salle 8 des quatrièmes qui ne perdent pas une miette du spectacle. Parce que, parmi les quatrièmes de la salle 8 le mardi à dix heures, il y a Rémy. Le beau Rémy... Celui qu'on n'a pas du tout envie de rencontrer en survêt-sueur un mardi à dix heures. Cooool Camouille Charlotte nous a doublées, la foulée à ras le bitume, en bredouillant. On aurait dit qu'elle téléphonait d'un portable sous un tunnel : – Trop dur, rhhhaaa, peux plus, vais craquer, mes jambes, compote, chauuuud... – Pareil, a approuvé Malika façon SMS. J'irais bien boire un coup aux toilettes avant de me transformer en banane séchée ! – Moi aussi, manger, banane, a répliqué Charlotte toujours prête à faire une pause grignotage malgré ses bonnes résolutions. On arrivait au niveau de la salle 8, celle des quatrièmes, celle de Rémy. Mon cœur s'est accéléré. Moi aussi tout à coup, j'ai ressenti le besoin de faire une pause quelque chose, pipi, banane ou n'importe quoi. – Cooool Camouille, a dit Malika. Il ne te regarde pas. – Tu crois ? J'ai ralenti. Rémy semblait concentré sur son classeur. Il nous avait envoyé un clin d'œil lors de notre premier passage, quand j'avais encore un visage à peu près humain et, depuis, il n'avait pas relevé la tête. – Il pourrait quand même nous encourager ! s'est-elle exclamée. Vous êtes fâchés ? – Non, non. – Tout va bien entre vous, rassure-moi Camille. – Super. Malika ne pouvait pas comprendre. Pour elle l'amour c'est pot de colle et rouleau de scotch du matin au soir. Son petit Antoine, elle ne le quitte pas d'une semelle depuis le retour d'Angleterre. Rémy et moi, c'est tout le contraire. Dès notre retour, on s'est mis d'accord sur le fait que notre relation devait rester discrète. On sort ensemble, c'est notre vie privée. Pas la peine de s'afficher enlacés en couverture du journal du collège. Mais depuis notre accord, c'était comme si on ne sortait plus ensemble. On ne se proposait pas de rendez-vous à l'extérieur. Notre relation se limitait à un clin d'œil par-ci, un effleurement de la main par-là. Le jour où on s'est retrouvés en tête-à-tête dans un manège était une exception. Et je préfère ne pas en parler tellement j'ai été ridicule. – Sinon tu as le choix, a suggéré Malika. Cent cinquante garçons de la sixième à la troisième prendraient bien sa place. Moi je ne voyais que lui au milieu des cent cinquante garçons de ce collège, lui... Rémy.
API (debug) /api/v1/lookup?ean=9782700236729
Librairies

Outils de recherche:

(liste non exaustive)

    Vous constatez une erreur ?

    Connectez-vous pour proposer une correction et recevoir 20 crédits MetasBooks après validation.