Couverture
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Informations
Noces noires (Harlequin Mira)
Metsy Hingle
Dernière mise à jour : 29/03/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
&h
Série
—
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
01-01-2009
Pages
—
Poids
422
Largeur
—
Hauteur
—
Épaisseur
—
Classification
Littérature & Essais littéraires > Romans et nouvelles de genre > Noces noires (Harlequin Mira), roman
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1. Les yeux fixés sur la tombe de sa sœur, l'inspecteur Charlotte Le Blanc, surnommée « Charlie », ruminait de sombres pensées. Six ans. Six ans avaient passé depuis le jour fatal de l'assassinat d'Emily. Et son meurtrier était toujours en liberté. Ce monstre était libre de vivre et de respirer. Libre aussi de tuer de nouveau. Le tonnerre gronda au-dessus d'elle, comme pour faire écho à son humeur. Elle n'était pas plus près de retrouver l'assassin qu'elle ne l'avait été six ans plus tôt, lorsqu'elle avait abandonné ses études de droit pour entrer dans la police de La Nouvelle-Orléans. — Le temps a l'air de se gâter, fit remarquer sa mère, la ramenant dans le présent. Tu aurais dû m'écouter, Gordon, et mettre ton manteau ! ajouta-t-elle en s'adressant à son mari. — Ma veste me suffit amplement, répondit le père de Charlie. Nous sommes à La Nouvelle-Orléans, chérie. Pas à New York. Charlie les observa, songeant combien le deuil les avait frappés, tous les deux. Ils avaient été suivis par un psychothérapeute, après la tragédie, et pourtant le regard noisette de sa mère n'avait jamais retrouvé sa vivacité, et ses sourires avaient perdu l'éclat « d'avant ». Quant à son père, la douleur avait creusé des rides profondes sur son visage. Ses cheveux avaient blanchi brusquement, et son rire était devenu rare. Un éclair suivit un deuxième grondement de tonnerre, et Gordon passa un bras autour des épaules de sa femme. — La pluie se dirige vers nous. Partons, avant d'essuyer l'averse. — D'accord, dit la mère de Charlie, faisant un pas en direction de la pierre tombale. Elle se pencha pour y déposer un gros bouquet de roses jaunes. Puis elle effleura doucement le marbre, là où était gravé le nom d'Emily. — Tu viens, Charlotte ? demanda-t-elle en se redressant. — Pas encore. Partez devant. Je ne serai pas longue. — Je n'aime pas beaucoup te laisser seule ici. Ce n'est pas prudent. — Maman, je suis flic ! — Mais tu restes quand même notre petite fille. — Ta mère a raison, Charlotte. Nous allons t'attendre et nous te raccompagnerons jusqu'à ta voiture. Charlie toucha le paquet de Smarties jaunes, dans la poche de sa veste. La friandise préférée de sa sœur, dans sa couleur préférée. Ce qui avait commencé comme une plaisanterie, le jour où Emily avait trouvé six pastilles de chocolat jaunes dans un mouchoir en papier noué avec un ruban, également jaune — en l'honneur de ses six ans — était au fil du temps devenu une tradition. Emily avait adoré, et Charlotte avait recommencé à chaque anniversaire, ajoutant chaque fois un Smartie. Elle avait continué jusqu'à l'année de la mort d'Emily, et encore après, au cours des six dernières années. Simplement, elle déposait désormais le petit cadeau sur la tombe de sa sœur. C'était idiot, bien sûr. Emily était morte, et autant qu'elle le sache, les fantômes, s'ils existaient, ne mangeaient pas de chocolat. Seulement, en perpétuant cette tradition, Charlie avait l'impression d'honorer le souvenir de sa sœur. C'était aussi une manière de renouveler la promesse qu'elle s'était faite, le jour de l'enterrement : elle y consacrerait son existence, s'il le fallait, même elle retrouverait le meurtrier de sa sœur. — Ça ira, papa : vous pouvez partir. — Charlotte..., commença sa mère. — Je ne vais pas rester plus de quelques minutes, l'interrompit Charlie, gentiment. Elle embrassa sa mère, puis son père. — Rentrez, maintenant, avant que la pluie ne dégringole. Je ne serai pas longue. C'est promis. — Tu viens toujours dîner à la maison ? — Oui, bien sûr. Mais j'ai plusieurs rapports à finir, au poste, alors je serai peut-être un peu en retard. — Pas de problème. Anne a dû partir sur un reportage pour la télé, cet après-midi, et elle ne sera sans doute pas à l'heure, elle non plus. Nous dînerons un peu plus tard que d'habitude, voilà tout. — D'accord. Alors, à ce soir ! — Ne t'attarde pas trop quand même ! lança Gordon. — C'est promis, répondit la jeune femme. Dès que ses parents se furent éloignés, Charlie sortit de sa poche le sachet contenant vingt-cinq Smarties jaunes, et elle le déposa près du bouquet de roses, également jaunes, que sa mère avait apporté. — Bon anniversaire, Emily, murmura-t-elle. L'instant d'après, des trombes d'eau s'abattirent sur elle. Charlie arriva à sa voiture trempée jusqu'aux os, et une bourrasque s'engouffra dans l'habitacle lorsqu'elle s'installa derrière le volant. Elle écarta les mèches de cheveux plaquées sur son front et ses tempes, et mit le contact. Elle se demandait si elle devait faire un crochet par chez elle pour changer de vêtements quand son portable sonna. — Le Blanc, répondit-elle en poussant le bouton du dégivrage, sur le tableau de bord. — C'est moi, fit la voix de Vince Kossak, son coéquipier depuis deux ans. On a un 187, ajouta-t-il, en donnant le nom de code pour les homicides.
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