Couverture
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Informations
La fiancée du Vicomte
Bronwyn Scott
Dernière mise à jour : 11/04/2026
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Fiche complétée
Éditeur
Harlequin
Collection
—
Série
—
Numéro de série
—
Format
—
Présentation
—
Parution
01-06-2010
Pages
341
Poids
186
Largeur
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Hauteur
—
Épaisseur
—
Classification
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Prologue Londres, juin 1820 Valerian Inglemoore, vicomte de St Just, avait un secret. Un terrible secret qui éveillait en lui toutes les affres de la culpabilité tandis que, seul sous la véranda de lady Rutherford, il fixait sans la voir la lanterne vénitienne qui oscillait à l'autre bout de la balustrade ; un secret trop torturant pour qu'il accorde la moindre attention à l'élégant jardin citadin, à ses fontaines et à ses sentiers bien entretenus serpentant entre les plates-bandes et les haies de troènes. Dans des circonstances normales, il aurait trouvé le lieu enchanteur. Mais ce soir, le fameux secret était trop lourd à porter. Il avait vingt et un ans et il était épris de Philippa Stratten, la fille du baron Pendennys, qui l'aimait en retour. Et ils avaient rendez-vous ce soir, ici même. Or leur histoire était sans issue. C'était cela, son secret. Ce soir, il allait rompre avec elle, à la demande expresse du père de la jeune fille. Il allait devoir la convaincre qu'après deux mois de baisers volés et de rencontres clandestines, ses assiduités n'avaient rien été de plus qu'une fugitive fantaisie de jeune homme. Comment y parviendrait-il ? Il n'en avait pas la moindre idée. Il aimait tant Philippa... Après ce soir, il ne pourrait plus jamais la prendre dans ses bras, ni sentir ses doigts lui caresser les cheveux avec une infinie douceur, comme s'ils avaient été tissés dans la soie la plus précieuse. Ces deux derniers mois avaient été un avant-goût du paradis. Il avait dansé avec elle lorsqu'elle avait fait ses débuts dans le monde, en avril, et chaque soir depuis lors. Les baisers brûlants échangés derrière les rideaux des alcôves, les longues promenades à deux dans les jardins après les repas étaient devenus une délicieuse habitude. Il lui avait été facile d'inventer des prétextes pour se retrouver seul avec elle. Il était aussi féru d'équitation que de botanique et ils n'avaient eu qu'à prétendre aller examiner une variété de fleur ou un nouveau poulain à l'écurie. Oh, oui, ils étaient tombés follement amoureux l'un de l'autre ! On aurait pu parler de coup de foudre s'il n'avait connu Philippa depuis si longtemps. Elle était la sœur de Beldon, son meilleur ami. Pendant des années, tous trois avaient passé les vacances d'été à explorer la côte cornique. Depuis le premier jour où il avait rendu visite aux Pendennys, il avait su que son cœur ne pourrait jamais appartenir qu'à elle. Derrière lui, dans la salle de bal des Rutherford, les plus élégants danseurs de Londres tournoyaient dans leurs atours de soie et de satin, enivrés par le champagne qu'un valet de pied promenait sur un plateau. Mais il s'en moquait bien, lui dont le cœur se brisait... — Valerian ? Une douce voix familière avait prononcé son nom, derrière lui, dans la pénombre. Valerian prit une profonde inspiration et pria pour avoir la force d'aller jusqu'au bout. Il le fallait... C'était pour son bien à elle, même si elle ne voudrait sûrement pas le croire. Il se tourna vers elle. Et comme toujours, la divine apparition le fascina. Ce soir, la beauté de Philippa était à son zénith. Le satin bleu pâle de sa robe scintillait dans le clair de lune à chacun de ses gestes ; une douce brise d'été plaquait l'étoffe fine contre son corps, dévoilant la merveilleuse silhouette dissimulée sous les couches vaporeuses de tissu. — Val ! Elle s'avança, les mains tendues vers lui. — J'étais si impatiente... Un tendre sourire jouait sur ses lèvres. Au fond de son regard bleu, il lut cette douceur qu'elle n'avait que pour lui. Pour lui seul... Pensée enivrante s'il en fut jamais ! Il la savoura tout son soûl, sachant qu'après ce soir, il ne connaîtrait plus jamais cette joie. Elle glissa ses mains gantées dans les siennes. D'évidence, elle s'attendait à ce qu'il la prenne dans ses bras, comme les autres fois. Il déglutit, luttant contre la tentation. Il était venu là pour accomplir son devoir envers la famille de Philippa, une famille qui l'avait aimé et protégé depuis son adolescence. Ils lui demandaient de renoncer à elle pour les sauver de la pauvreté qui les menaçait et préserver l'avenir de la jeune fille. C'était une tâche difficile, pour ne pas dire plus ; la moindre caresse de Philippa, sa plus petite marque d'affection ne faisaient que la rendre encore plus ardue. L'étreinte ne vint pas. Aussi fort qu'il le désirât, il lui était impossible de l'enlacer et de la sentir de nouveau contre lui. Agir ainsi, c'eût été refuser au baron Pendennys la seule chose qu'il lui ait jamais demandée en échange de tous ses bienfaits. En homme d'honneur qu'il était, il devait bien cela au baron. Elle leva les yeux vers lui, chercha à déchiffrer l'expression de son visage. Allons, il devait apprendre à se composer une attitude s'il voulait être crédible...
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